Prince Rogers Nelson, dit Le kid de Minneapolis, a fait savoir qu’il s’installe à Paris. Pour l’occasion, RIGHTON.FM met ses talonnettes et invite le bon peuple à s’écouter du bon son de Sa majesté, en attendant son prochain concert.
Dans les années 80, on les disait rivaux, lui et Michael Jackson. Prince Rogers Nelson, alias le nain hargneux adepte des voyages intergalactiques via toute substance illicite, « s’opposait » au longiligne de la fratrie Jackson, pas encore à l’époque sous le feu des tribunaux médiatiques.
Pures artifices de journaleux en mal de sensationnel. L’un comme l’autre ont marqué à leur manière, l’histoire de la zique. Et sans se copier. Quand Bambi donnait dans le zombie breakdancer, Prince livrait un mix électrique de funk psychédélique inspiré par le visionnaire guitariste Shuggie Otis et les tontons du genre, Sly Stone et George Clinton.
Pour comprendre, il faut se rappeler ce moment d’anthologie télévisuelle. En 1983, sur les planches du Beverly Theater de Los Angeles, James Brown invite ses deux héritiers à le rejoindre sur scène. Michael Jackson se livre alors à d’improbables enchaînements de danse après avoir déclaré son amour à un Parrain de la soul hilare.
Quant à Prince, déjà à des années-lumières de la Terre à ce moment, il empoigne une guitare, gratte quelques accords puis feule dans le micro avant de quitter la scène en embarquant un lampadaire de la déco… Les paris portaient à l’époque, sur la formule chimique qui s’était glissée jusqu’aux narines du Jobard génial, lui faisant plomber l’ambiance.
Né le 7 juin 1958 à Minneapolis (Minesota), Prince Rogers Nelson est un musicien (il joue de la batterie, de la basse, du piano, du clavier, des percussions et chante !), acteur et producteur. Sa carrière débutée en 1978 se poursuit avec brio depuis. Parsemée qu’elle est d’albums, de récompenses, de productions (notamment pour Larry Graham, George Clinton et pas mal d’amazones aussi belles que talentueuses comme Sheila E, Vanity et d’autres…) de changements de noms, de films, de records de ventes, d’embrouilles avec les maisons de disques et de concerts mémorables, de conversion au mouvement des Témoins de Jéhovah (sur les conseils de Larry Graham).
Le mieux, pour s’y retrouver, est encore de fouiner dans la discographie du gars, qui est loin, très loin, d’être à la ramasse côté pépites…
Sheidia @ Soulflower



























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